
Le mot mala est un terme sanskrit qui signifie « guirlande », ce que je trouve très poétique. On peut aussi l’appeler « chapelet tibétain » ou « japamala ». Il est de provenance d’Inde ou du Népal et est inscrit dans les traditions bouddhistes ou indouistes depuis des temps séculaires.
Il peut se présenter sous forme de collier ou de bracelet. Les colliers ont 108 perles et les bracelets en comptent 27. Le collier se compose de 4 sections de 27 perles. Chaque section est séparée d’une perle de plus petite taille (3 au total) et d’une perle plus grosse au centre du mala. Celle-ci porte le nom de perle guru. C’est elle qui marque facilement au touché le début et la fin de la pratique.
Traditionnellement, la perle guru comporte trois trous (deux pour l’enfilage et un troisième duquel sort un pompon). Comme vous pouvez le constater sur la photo, il n’est pas nécessaire d’avoir une perle guru à trois trous pour fabriquer son propre mala. Il suffit d’ajouter une perle plus grosse, aisément distinguable des autres.
Le mala est un moyen concret et matériel d’investir son propre réalignement et le retour à soi. Pour ma part, j’utilise ce chapelet de manière très personnelle et laïque, sans dogme, comme un moyen de concentration sur un objectif intérieur, de belles valeurs ou un état positif. Il est dans ma besace et me suit partout. Donc, si je me sens désalignée ou déstabilisée et que je suis entourée de gens, avec une personne en particulier ou dans un endroit stimulant sensoriellement (exemple, dans l’autobus, dans une relation toxique, en visite dans des lieux chargés au niveau vibratoire, dans un centre commercial, en nature), je peux le sortir et je crée le mantra du moment, celui donc j’ai vraiment besoin. Ce peut être un seul ou plusieurs mots qui résonnent avec mon besoin.
Voici quelques exemples:
- Amour de soi
- Pardon de soi (ou des autres)
- Confiance en soi
- Paix
- Joie
- Sagesse
- Harmonie
- Partage
- Guérison du cœur
- Bienveillance
- Acceptation
- Santé
- Protection
- etc
La liste peut ainsi s’allongée à l’infini, car seul vous connaissez votre besoin du moment. La seule chose à respecter, c’est que ces affirmations ne doivent pas interférer avec le libre arbitre d’une autre personne, même si ce qui vous déstabilise implique quelqu’un d’autre. Elles ne doivent pas non plus avoir pour but de changer une situation. Si la relation et/ou la situation doivent changer, ce sera une conséquence de notre changement d’état intérieur, car le monde extérieur en est son reflet.
Ces affirmations doivent avoir pour but de changer votre état intérieur vers un état plus positif, plus stable, plus aligné, plus en adéquation avec votre cœur. Elles doivent donc être au « Je ». D’ailleurs, pour encore plus d’efficacité et de profondeur, on peut ajouter avant chaque mot l’affirmation « Je suis ».
Cet objet devient vraiment intéressant comme rappel matériel que nous pouvons toujours nous recentrer, à tout moment et en tout lieu. Le simple fait de le toucher en répétant les affirmations à chaque bille entre nos doigts aide à faire le pont entre le monde matériel et le monde émotionnel et spirituel. Il offre aussi un moyen tactile de se concentrer sur les affirmations, ce qui pourrait être difficile dans certains lieux, avec certaines personnes ou dans certains environnements bruyants ou dissonants.
De plus, le fait que l’on répète intérieurement les affirmations à chaque bille, donc 108 fois, laisse le temps au subconscient de bien s’imprégner des affirmations, créant ainsi un espace de paix intérieure. Là ou régnait la dysharmonie renaît notre propre lumière.
J’ai moi-même créé mon mala. Je l’ai fait avec des pierres semi-précieuses. C’est celui que vous voyez sur la photo. Ce matériau est une bonne option pour l’aspect lisse et le côté très agréable au touché, malgré le fait qu’il soit relativement lourd.
Pour un mala plus léger, on pourrait opter pour un bois noble, comme le bois de santal, le bois d’olivier ou le bois de chêne. Ces types de bois peuvent avoir été cultivés de manière écologique et durable, mais ce n’est pas toujours évident d’en connaître la provenance.
Le plastique quant à lui, malgré son côté pratique, économique et léger ne serait pas mon premier choix pour cet objet sacré. En effet, je considère que le plastique est trop abondant dans nos sociétés et qu’il nuit à la santé humaine, à l’intégrité de l’eau, de la terre et aussi de l’air.
À mon avis, il est préférable de choisir un matériau qui fera le moins de nuisance et qui a un impact le moins grand possible sur l’environnement et sur l’humain. Il est évident qu’il n’y a pas de matériau parfait, puisque chacun demande des ressources et a sa propre empreinte écologique. C’est donc à chacun de faire le meilleur choix pour lui et selon sa conscience.
Le mala est un objet sacré qui peut être utilisé de manière tout à fait personnelle pour notre mieux-être. C’est un pont entre le matériel et notre monde intérieur émotionnel et spirituel qui permet un meilleur focus sur des moyens d’élever nos vibrations en cas de besoin. Les affirmations doivent avoir pour but d’améliorer notre état intérieur et de changer notre perception d’une situation et non de modifier le comportement de quelqu’un ou de changer les circonstances (si changement il doit y avoir, ce sera une conséquence de notre évolution intérieure). Plusieurs choix de matériaux s’offrent à nous pour la fabrication d’un mala et il faut y aller selon nos goût, convictions et moyens.
À votre Santé et je vous souhaite le meilleur, à tous points de vue 🙂